OPERATION MANUSCRITS : LES LAUREATS 2007 (opération manuscrits) posté le lundi 19 mars 2007 14:45

POUR LA DEUXIEME ANNEE CONSECUTIVE, « TECHNIKART » A ORGANISE AVEC LE SALON DU LIVRE UNE « OPERATION MANUSCRITS ». APERS DES NUITS DE LECTURE, NOUS EN AVONS FINI, NON SANS BATAILLER, PAR EN SELECTIONNER SIX. VOICI LA PROMOTION 2007. « TRANSPHERE » D'ADEIMI C’EST QUOI ? Trans-sphère : à travers la sphère. Quelque part dans l’ancien empire inca. Un homme au visage ravagé par les flammes frappe à la porte d’une jeune femme indigène. Un hôtel non loin de là où la chambre de leurs ébats devient le lieu même de leurs confidences – et leur intimité l’espace même du déploiement de la mémoire. C’est une fable sur la ou plutôt les reconstructions humaines, avec toute la force de leurs illusions, la réalité tangible et sensuelle de leurs bonheurs – mais aussi de l’angoisse. Il s’agit d’une révolution permanente – de mouvement, de colère et d’apesanteur, de terre et d’eau, de joie et d’espérance. C’EST QUI ? Adeimi. Né à Strasbourg en 1976. Père militaire de carrière, déménage au gré des affectations. Ecrit divers poèmes. Après des études de Lettres et divers petits boulots, occupe quelques postes de professeur contractuel. Lectures variées. Voyage entre différentes villes et quelques endroits à l’étranger. Marcheur et liseur entre autres. « AU POIL S.A. » DE JEAN-BAPTISTE MORIN & EMMANUEL DELAVEAU C’EST QUOI ? Nous sommes au XXIème siècle après Jésus-Christ. Toute la tour est occupée par les bureaux… Toute ? Non ! Car un loft peuplé d’un irréductible oisif résiste encore et toujours à l’envahisseur corporate. Et la vie n’est pas facile pour les salariés du numéro un français de la peluche vendue en ligne, dont les locaux abritent aussi la demeure de son ex-patron. Qu’on ne s’y trompe pas : « Au Poil S.A. » est un roman d’aventures plein de violence (paf !) et de sexe frénétique (rhâa…). Et Bobinov, son héros magnifique, n’y échappe pas. Entre Paris, Saint-Moritz et Hong Kong, il croise l’amour, le fer et les doigts dans les situations les plus délicates. Page 193, notamment... (Roulements de tambour.) « Au Poil S.A. » : un roman divertissant ! (Cymbale.) C’EST QUI ? Le pied droit dans la pop culture, le gauche dans la finance, ça porte bonheur ! Nourris depuis trente ans à l’humour anglo-saxon et à la fantaisie hexagonale, les auteurs vous parleront de leur musée imaginaire comme un chien vous parlerait d’os à moelle : en bavant, parce qu'ils aiment ça. Slurp. Le goût de l’absurde les a menés au grand capital - ils espèrent maintenant faire autant rire leurs lecteurs que leurs clients, mais cette fois-ci à dessein. "RIVIERES JUMELLES" DE GUILLAUME AUGIAS C’EST QUOI ? Sonny tient peut-être à voir le mal partout. Il déambule dans San Francisco comme le ferait un vagabond. Daddy est une vedette de premier rang, ses tournées déplacent les foules et il appréhende la fin d’une telle donne. Il répond avec politesse aux questions des journalistes. Bientôt son avion l'emmène vers Los Angeles sans Sonny. Il y est distrait par son passé. Sonny refuse de se créer un personnage. Un cycle de transformation s'est installé qui va de l'un et l'autre. Daddy est le père de Sonny. C’EST QUI ? Guillaume Augias, né à Nice le 9 novembre 1976. Etudes longues. S'installe à Paris en 1998. Ecrit de manière bénévole et travaille de manière salariée. Marié sans enfants. Aime les photographies de son épouse, un sujet idéal. Preneur de livres rares. Chercheur de phrases. Pratique assidue du basket-ball hors salle. "L'ECOLE BUISSONNIERE" DE LAURENT PINORI C’EST QUOI ? « L’Ecole buissonnière » est un roman écrit à la première personne. Le héros et narrateur, 28 ans, se fait licencier. Il écrit un peu, il est prolixe en considérations sur le capitalisme, il prétend concevoir un roman annonçant l’avènement d’un super capitalisme apaisé dans lequel le sexe cesse d’être extérieur au système et de lui servir de carotte, et dans lequel au contraire, le sexe serait complètement intégré au système ; il y aurait une monnaie unique argent/sexe, la prostitution se banaliserait et se généraliserait. Le héros se rapproche d’un éditeur nommé Valcourt qui va pas mal le balader en lui faisant miroiter des perspectives d’avenir. Notre héros se laisse entraîner dans une affaire de vandalisme, et finit par se retrouver précepteur de la fille de Valcourt qui dans l’intervalle s’est envolé à Rome. Il se fait alors rattraper par sa prophétie de prostitution généralisée, ce qui fait bifurquer une nouvelle fois son existence. Et puis il y a aussi son ami Alain, un comédien qui a réussi à percer mais qui continue de se heurter aux mêmes problèmes et qui finit par débloquer complètement. La relation entre argent et sexe est le fil rouge du roman. Le héros est obsédé par ce lien. Notre système économique a pour principe de tout transformer en consommation, en « marchandise ». Comment se fait-il alors que le système n’intègre pas le sexe dans le marché ? Autrement dit, pourquoi la prostitution n’est-elle pas un fer de lance du capitalisme ? C’est par l’exposé de ce paradoxe que débute la relation du narrateur avec Valcourt, un éditeur opportuniste et loufoque. Par son intermédiaire, il est présenté à Beaumont, un écrivain en panne d’inspiration sur un roman concernant la pornographie (le sexe n’est pas dans le marché, mais sa représentation y est bien). Puis il fait la connaissance de Lauren une lycéenne qui se prostitue sur internet pour financer ses études (du moins le croit-il). Mais le thème principal du roman, c’est l’école buissonnière proprement dite, c'est-à-dire la fuite du héros loin du bureau où il s’ennuie mortellement, et aussi l’impossibilité de cette fuite puisqu’il finira par y retourner pour payer les études de Lauren et se substituer ainsi au produit de ses passes : la boucle est bouclée. La mise en abyme est un autre aspect du roman : le narrateur se lance dans la conception d’un roman dont le thème est identique à celui de « L’Ecole buissonnière’, il rencontre un éditeur, les évènements s’enchaînent ; il ne s’agit pas d’une autofiction puisque le roman ne raconte pas une histoire qui s’est produite mais une histoire qui pourrait ou aurait pu se produire, il s’agirait plutôt d’une « auto-anticipation » si l’on peut dire. C’EST QUI ? Je suis né à Marseille en 1973. Je vis à Paris. J’ai passé mon enfance dans les cours d’école de Marseille, hauts lieux de mythomanie et de mystifications en tous genres, et qui sont de ce fait un vivier de romanciers en puissance. Je suis venu à Paris pour suivre des études d’ingénieur et j’y suis resté. Mon premier choc littéraire, c’est à cette époque que je l’ai eu, en lisant « Voyage au bout de la nuit ». La lecture des autres œuvres de Céline (« Mort à crédit » et « Guignols’ band ») m’a longtemps dissuadé d’écrire : comment se lancer dans un récit quand on est hanté par la voix d’un écrivain ? Mon deuxième choc littéraire a lieu peu après, c’est la Recherche du temps perdu. Qu’est-je fait ensuite pendant dix ans ? Pas grand-chose, j’ai beaucoup lu et fréquenté les salles de cinéma. Pour assurer ma subsistance, j’ai occupé des emplois d’ingénieur et c’est encore le cas à ce jour. Je ne sais pas pourquoi je me suis mis à prendre des notes il y a quelques années. Je me suis lancé dans l’écriture d’un premier roman (je n’avais jamais rien écrit avant, pas même une nouvelle) que j’ai remisé dans un tiroir aussitôt achevé. J’en ai écrit un second (« L’Ecole buissonnière ») que j’ai terminé il y a un an. Depuis, je continue à écrire. "MEMENTO" DE PERRINE LE QUERREC C’EST QUOI ? « Memento » est un recueil de quinze nouvelles qui sont autant d’histoires saisissantes et parfois cruelles. Quinze portraits de femmes malmenées par la vie, contraintes d'échapper au monde qui les entoure en s'inventant des univers intimes… ou en disparaissant. Telles des poupées russes, les héroïnes, de cinq à quarante ans, se dévoilent et se cachent, certaines reprenant la route là où d’autres s’étaient arrêtées. « Memento » explore les complexités de l’enfance, le danger des mots et l’immense tâche d’être femme. C’EST QUI ? Perrine Le Querrec est née en 1968. Éprise d’art contemporain, elle arpente les expositions qu’elle chronique pour des magazines culturels en ligne. Nourrie aux sensations éprouvées devant les œuvres, elle s’épanche alors dans la fiction. Elle vit à Paris et exerce la profession de recherchiste dans les domaines de l’art, de l’édition et de l’audiovisuel "JUSTE AVANT" de STEPHANIE SAINTENOY C’EST QUOI ? Ce sont deux voix qui se croisent sans vraiment se répondre. Celle d’une très vieille femme, qui a traversé le 20ème siècle et qui est en train de mourir. Dans un semi coma, elle revient sur ses souvenirs. Et celle de son arrière petite fille, venue à son chevet, malgré tous ses problèmes personnels. Même si le sujet est sombre, le commentaire le plus fidèle à mes intentions m’est venu de mon plus prestigieux lecteur bénévole, Daniel Pennac : « L’ensemble est d’une gaieté étrange, qui tient je crois, à la façon dont vous rendez le bonheur d’être chez quelqu’un qui n’a pas été abonné au bonheur de vivre. » C’EST QUI ? Stéphanie Saintenoy a 35 ans. Elle vit à Paris avec ses deux enfants d’origine indienne. Après avoir été professeur de français, webmaster pour certains éditeurs, danseuse de spectacles Bollywood mais aussi chômeuse, elle travaille au secrétariat particulier du Maire de Paris. Cela fait 5 ans qu’elle essaie par vagues de détermination régulières de faire publier son manuscrit.
lien permanent

QUAND JEROME GARCIN ET JACQUES-PIERRE AMETTE RECOIVENT DES CARTES DE VŒUX DANS LES JOURNAUX… (actualité littéraire) posté le jeudi 11 janvier 2007 13:29

Blog de livres : VIP-ERE AU POING - le blog "livres" de Technikart, QUAND JEROME GARCIN ET JACQUES-PIERRE AMETTE RECOIVENT DES CARTES DE VŒUX DANS LES JOURNAUX…
 Et si les critiques étaient des cartes de vœux sur papier ? En effet, pour souhaiter une bonne et heureuse année, rien de tel qu'un article élogieux dans la presse, de la part d'un collègue et néanmoins ami (ou futur pote). C'est élégant, original, classieux (enfin, tout dépend de la tribune) et, surtout, visible par tous. Serait-ce pour cette raison que les éditeurs publient, dès le premier office de janvier, les nouveaux livres de prestigieux (et influents) journalistes littéraires ? Ainsi, en ce début 2007, Jérôme Garcin (chef du service « culture » du Nouvel Observateur) évite la rentrée de septembre et vient de sortir Les Sœurs de Prague (Gallimard), tout comme Jacques-Pierre Amette (célèbre critique du Point) avec Un été chez Voltaire (Albin Michel) ? Quels que soient les qualités et les défauts de ces livres, une chose est sûre : les articles vont fleurir, sans même avoir besoin d'engrais. Les éloges pousseront, avec pour fruits (trop) mûrs quelques envolées dithyrambiques, que les plus cyniques analyseront - quelle idée !- comme les œuvres complètes de « cireurs » professionnels... Histoire de « compromettre » quelques personnes, il faudrait reprendre le dossier de presse complet des articles parus sur Disparaître des frères Poivre d'Arvor, paru l'an passé (ne parlons même pas des apparitions télé)... Ou comment un roman provoquant - dans le « off » - des ricanements dans toutes les rédactions a réussi, malgré tout, à obtenir un accueil médiatique d'ambassadeur. Devinez pourquoi...

D'où ce petit jeu : relevez dans toute la presse les articles positifs sur Les Sœurs de Prague et Un été chez Voltaire, comme autant de petits mots de souvenirs intéressés. Passons sur les notules rédigées par les « grooms », ces journalistes ayant pour fonction de renvoyer l'ascenseur à la demande de la hiérarchie, et regardons les poids lourds. Sur son blog, Pierre Assouline s'enthousiasme sur la prose de Jérôme Garcin (afin d'être salué dans un prochain Masque et la plume ?), tout comme Bernard Pivot dans le JDD. Mais, comme dans toutes les disciplines, il existe des virtuoses. Et le Zidane du genre s'appelle Jean-Paul Enthoven. Ecrivain (il avait lui-même fait paraître en début d'année 2006, comme par hasard salué par ses collègues...), éditeur (chez Grasset) et néanmoins critique, le (très sympathique, par ailleurs) Jipé a d'ores et déjà souhaité une bonne année à ses deux amis dans les colonnes du Point - où, rappelons-le, officie Amette -, à travers deux articles involontairement hilarants. Deux perles du genre, à enseigner dans les écoles de journalisme, et les facs de lettres.

Quoi qu'il en soit, meilleurs vœux.

B.L.

 

lien permanent

NOUVELLE DATE-LIMITE POUR L'OPERATION MANUSCRITS (opération manuscrits) posté le vendredi 05 janvier 2007 19:04

Dans le cadre de la seconde édition de notre "opération manuscrits"; nous avons déjà reçu de nombreux textes - certains ont d'ores et déjà retenu notre attention. Mais au lieu de vous laisser jusqu'au 20 janvier, nous avons décidé de repousser la date-limite d'expédition au 20 février. 
A vous, donc, de nous faire parvenir vos textes, accompagnés d'un C.V., d'une note de présentation et une enveloppe affranchie (afin qu'éventuellement, nouis puissions vous renvoyer votre volume). 
Voici l'adresse : Technikart - opération manucrits - 2,rue de la Roquette - Passage du Cheval Blanc - 75011 PARIS
lien permanent

Les Globes de Cristal (échos) posté le vendredi 29 décembre 2006 15:56

Blog de livres : VIP-ERE AU POING - le blog "livres" de Technikart, Les Globes de Cristal

Le 5 février prochain seront remis les Globes de Cristal 2007 de Paris Première - la cérémonie sera retransmise en direct sur la chaîne, à partir de 22 heures. Parmi les catégories (cinéma, théâtre, musique, arts...), la littérature au sens large sera honorée avec deux trophées: l'un récompensera  le meilleur roman ou essai, l'autre  le meilleur ouvrage du domaine  "BD/Beaux livres".

Dans la première catégorie, les "nominés" sont Jonathan Littell (Les Bienveillantes), Michel Schneider (Marilyn dernières séances), François Vallejo (Ouest), Virginie Despentes (King Kong Théorie) et Gérard Oberlé (Itinéraire spiritueux). Encore un prix pour Littell, vous dites ?

Dans la seconde, on trouve Pascal Rabaté (Les petits ruisseaux), Ute Eskildsen (Le Scrap-book Henri Cartier-Bresson), Manu Larcenet (Le combat ordinaire  t. 3), Camille Morineau (Yves Klein, corps, couleurs, immatériel) ainsi qu'Emmanuel Guibert et Didier Lefèvre (Le photographe).

Les votes de près de 3000 journalistes détermineront les lauréats.

Pour plus de renseignements : http://www.globesdecristal.com

lien permanent

la révolution selon Mark Z. Danielewski (échos) posté le jeudi 28 décembre 2006 17:59

Blog de livres : VIP-ERE AU POING - le blog "livres" de Technikart, la révolution selon Mark Z. Danielewski

Il nous avait impressionné avec son génial premier roman-patchwork, La Maison des feuilles. Bonne nouvelle : il devrait être de la rentrée littéraire (chez Denoël) avec son nouveau projet, tout aussi barge. En effet l'Américain Mark Z. Danielewski vient de faire paraître outre-Atlantique Only revolutions (Doubleday), histoire d'amour entre deux adolescents qui a pour particularité d'être à lire à l'endroit et à l'envers (en autres procédés) et de changer de taille de caractères. C'est tout ? Non, le livre fait 360 pages, composées chacune de 360 mots. D'où le titre Only revolutions !

La critique américaine est partagée, les fans le sont tout autant. Mais le projet a de quoi intriguer. C'est en tous les cas l'un des romans anglo saxons les plus attendus en France, avec ceux de Thomas Pynchon, Richard Powers et William T. Vollmann !

lien permanent