POUR LA DEUXIEME ANNEE CONSECUTIVE, « TECHNIKART » A
ORGANISE AVEC LE SALON DU LIVRE UNE « OPERATION MANUSCRITS
». APERS DES NUITS DE LECTURE, NOUS EN AVONS FINI, NON SANS
BATAILLER, PAR EN SELECTIONNER SIX. VOICI LA PROMOTION 2007.
« TRANSPHERE » D'ADEIMI C’EST QUOI ?
Trans-sphère : à travers la sphère. Quelque
part dans l’ancien empire inca. Un homme au visage
ravagé par les flammes frappe à la porte d’une
jeune femme indigène. Un hôtel non loin de là
où la chambre de leurs ébats devient le lieu
même de leurs confidences – et leur intimité
l’espace même du déploiement de la
mémoire. C’est une fable sur la ou plutôt les
reconstructions humaines, avec toute la force de leurs illusions,
la réalité tangible et sensuelle de leurs bonheurs
– mais aussi de l’angoisse. Il s’agit d’une
révolution permanente – de mouvement, de colère
et d’apesanteur, de terre et d’eau, de joie et
d’espérance. C’EST QUI ? Adeimi. Né
à Strasbourg en 1976. Père militaire de
carrière, déménage au gré des
affectations. Ecrit divers poèmes. Après des
études de Lettres et divers petits boulots, occupe quelques
postes de professeur contractuel. Lectures variées. Voyage
entre différentes villes et quelques endroits à
l’étranger. Marcheur et liseur entre autres. «
AU POIL S.A. » DE JEAN-BAPTISTE MORIN & EMMANUEL DELAVEAU
C’EST QUOI ? Nous sommes au XXIème siècle
après Jésus-Christ. Toute la tour est occupée
par les bureaux… Toute ? Non ! Car un loft peuplé
d’un irréductible oisif résiste encore et
toujours à l’envahisseur corporate. Et la vie
n’est pas facile pour les salariés du numéro un
français de la peluche vendue en ligne, dont les locaux
abritent aussi la demeure de son ex-patron. Qu’on ne
s’y trompe pas : « Au Poil S.A. » est un roman
d’aventures plein de violence (paf !) et de sexe
frénétique (rhâa…). Et Bobinov, son
héros magnifique, n’y échappe pas. Entre Paris,
Saint-Moritz et Hong Kong, il croise l’amour, le fer et les
doigts dans les situations les plus délicates. Page 193,
notamment... (Roulements de tambour.) « Au Poil S.A. »
: un roman divertissant ! (Cymbale.) C’EST QUI ? Le pied
droit dans la pop culture, le gauche dans la finance, ça
porte bonheur ! Nourris depuis trente ans à l’humour
anglo-saxon et à la fantaisie hexagonale, les auteurs vous
parleront de leur musée imaginaire comme un chien vous
parlerait d’os à moelle : en bavant, parce qu'ils
aiment ça. Slurp. Le goût de l’absurde les a
menés au grand capital - ils espèrent maintenant
faire autant rire leurs lecteurs que leurs clients, mais cette
fois-ci à dessein. "RIVIERES JUMELLES" DE GUILLAUME AUGIAS
C’EST QUOI ? Sonny tient peut-être à voir le mal
partout. Il déambule dans San Francisco comme le ferait un
vagabond. Daddy est une vedette de premier rang, ses
tournées déplacent les foules et il appréhende
la fin d’une telle donne. Il répond avec politesse aux
questions des journalistes. Bientôt son avion l'emmène
vers Los Angeles sans Sonny. Il y est distrait par son
passé. Sonny refuse de se créer un personnage. Un
cycle de transformation s'est installé qui va de l'un et
l'autre. Daddy est le père de Sonny. C’EST QUI ?
Guillaume Augias, né à Nice le 9 novembre 1976.
Etudes longues. S'installe à Paris en 1998. Ecrit de
manière bénévole et travaille de
manière salariée. Marié sans enfants. Aime les
photographies de son épouse, un sujet idéal. Preneur
de livres rares. Chercheur de phrases. Pratique assidue du
basket-ball hors salle. "L'ECOLE BUISSONNIERE" DE LAURENT PINORI
C’EST QUOI ? « L’Ecole buissonnière
» est un roman écrit à la première
personne. Le héros et narrateur, 28 ans, se fait licencier.
Il écrit un peu, il est prolixe en considérations sur
le capitalisme, il prétend concevoir un roman
annonçant l’avènement d’un super
capitalisme apaisé dans lequel le sexe cesse
d’être extérieur au système et de lui
servir de carotte, et dans lequel au contraire, le sexe serait
complètement intégré au système ; il y
aurait une monnaie unique argent/sexe, la prostitution se
banaliserait et se généraliserait. Le héros se
rapproche d’un éditeur nommé Valcourt qui va
pas mal le balader en lui faisant miroiter des perspectives
d’avenir. Notre héros se laisse entraîner dans
une affaire de vandalisme, et finit par se retrouver
précepteur de la fille de Valcourt qui dans
l’intervalle s’est envolé à Rome. Il se
fait alors rattraper par sa prophétie de prostitution
généralisée, ce qui fait bifurquer une
nouvelle fois son existence. Et puis il y a aussi son ami Alain, un
comédien qui a réussi à percer mais qui
continue de se heurter aux mêmes problèmes et qui
finit par débloquer complètement. La relation entre
argent et sexe est le fil rouge du roman. Le héros est
obsédé par ce lien. Notre système
économique a pour principe de tout transformer en
consommation, en « marchandise ». Comment se fait-il
alors que le système n’intègre pas le sexe dans
le marché ? Autrement dit, pourquoi la prostitution
n’est-elle pas un fer de lance du capitalisme ? C’est
par l’exposé de ce paradoxe que débute la
relation du narrateur avec Valcourt, un éditeur opportuniste
et loufoque. Par son intermédiaire, il est
présenté à Beaumont, un écrivain en
panne d’inspiration sur un roman concernant la pornographie
(le sexe n’est pas dans le marché, mais sa
représentation y est bien). Puis il fait la connaissance de
Lauren une lycéenne qui se prostitue sur internet pour
financer ses études (du moins le croit-il). Mais le
thème principal du roman, c’est l’école
buissonnière proprement dite, c'est-à-dire la fuite
du héros loin du bureau où il s’ennuie
mortellement, et aussi l’impossibilité de cette fuite
puisqu’il finira par y retourner pour payer les études
de Lauren et se substituer ainsi au produit de ses passes : la
boucle est bouclée. La mise en abyme est un autre aspect du
roman : le narrateur se lance dans la conception d’un roman
dont le thème est identique à celui de «
L’Ecole buissonnière’, il rencontre un
éditeur, les évènements
s’enchaînent ; il ne s’agit pas d’une
autofiction puisque le roman ne raconte pas une histoire qui
s’est produite mais une histoire qui pourrait ou aurait pu se
produire, il s’agirait plutôt d’une «
auto-anticipation » si l’on peut dire. C’EST QUI
? Je suis né à Marseille en 1973. Je vis à
Paris. J’ai passé mon enfance dans les cours
d’école de Marseille, hauts lieux de mythomanie et de
mystifications en tous genres, et qui sont de ce fait un vivier de
romanciers en puissance. Je suis venu à Paris pour suivre
des études d’ingénieur et j’y suis
resté. Mon premier choc littéraire, c’est
à cette époque que je l’ai eu, en lisant
« Voyage au bout de la nuit ». La lecture des autres
œuvres de Céline (« Mort à crédit
» et « Guignols’ band ») m’a
longtemps dissuadé d’écrire : comment se lancer
dans un récit quand on est hanté par la voix
d’un écrivain ? Mon deuxième choc
littéraire a lieu peu après, c’est la Recherche
du temps perdu. Qu’est-je fait ensuite pendant dix ans ? Pas
grand-chose, j’ai beaucoup lu et fréquenté les
salles de cinéma. Pour assurer ma subsistance, j’ai
occupé des emplois d’ingénieur et c’est
encore le cas à ce jour. Je ne sais pas pourquoi je me suis
mis à prendre des notes il y a quelques années. Je me
suis lancé dans l’écriture d’un premier
roman (je n’avais jamais rien écrit avant, pas
même une nouvelle) que j’ai remisé dans un
tiroir aussitôt achevé. J’en ai écrit un
second (« L’Ecole buissonnière ») que
j’ai terminé il y a un an. Depuis, je continue
à écrire. "MEMENTO" DE PERRINE LE QUERREC C’EST
QUOI ? « Memento » est un recueil de quinze nouvelles
qui sont autant d’histoires saisissantes et parfois cruelles.
Quinze portraits de femmes malmenées par la vie, contraintes
d'échapper au monde qui les entoure en s'inventant des
univers intimes… ou en disparaissant. Telles des
poupées russes, les héroïnes, de cinq à
quarante ans, se dévoilent et se cachent, certaines
reprenant la route là où d’autres
s’étaient arrêtées. « Memento
» explore les complexités de l’enfance, le
danger des mots et l’immense tâche d’être
femme. C’EST QUI ? Perrine Le Querrec est née en 1968.
Éprise d’art contemporain, elle arpente les
expositions qu’elle chronique pour des magazines culturels en
ligne. Nourrie aux sensations éprouvées devant les
œuvres, elle s’épanche alors dans la fiction.
Elle vit à Paris et exerce la profession de recherchiste
dans les domaines de l’art, de l’édition et de
l’audiovisuel "JUSTE AVANT" de STEPHANIE SAINTENOY
C’EST QUOI ? Ce sont deux voix qui se croisent sans vraiment
se répondre. Celle d’une très vieille femme,
qui a traversé le 20ème siècle et qui est en
train de mourir. Dans un semi coma, elle revient sur ses souvenirs.
Et celle de son arrière petite fille, venue à son
chevet, malgré tous ses problèmes personnels.
Même si le sujet est sombre, le commentaire le plus
fidèle à mes intentions m’est venu de mon plus
prestigieux lecteur bénévole, Daniel Pennac : «
L’ensemble est d’une gaieté étrange, qui
tient je crois, à la façon dont vous rendez le
bonheur d’être chez quelqu’un qui n’a pas
été abonné au bonheur de vivre. »
C’EST QUI ? Stéphanie Saintenoy a 35 ans. Elle vit
à Paris avec ses deux enfants d’origine indienne.
Après avoir été professeur de français,
webmaster pour certains éditeurs, danseuse de spectacles
Bollywood mais aussi chômeuse, elle travaille au
secrétariat particulier du Maire de Paris. Cela fait 5 ans
qu’elle essaie par vagues de détermination
régulières de faire publier son manuscrit.